La formation à l’âge adulte ?! …. Et pourquoi pas ?
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Votre entourage familial, professionnel… prétend en majorité que la formation est quelque chose qui ne concerne que les enfants, qu’elle est à reléguer exclusivement à une tranche de vie s’étendant de l’âge de quatre (ou six) à dix-huit ans et cette idée vous laisse perplexe ? Vous préféreriez renverser la tendance et affirmer que l’Homme est un être voué à se former toute sa vie durant et vous cherchez les moyens de mettre ceci en pratique dans ce qui fait la réalité de votre existence ? Vous êtes alors ici au bon endroit.
Aux réfractaires à cette idée – qui ne manqueront certainement pas d’être très nombreux – nous rétorquerons qu’en Suisse on compte en moyenne trois ans d’études à plein temps pour terminer un bachelor, puis entre trois à quatre semestres supplémentaires pour prétendre à un master ; quant à l’obtention d’un doctorat on prévoit un travail de recherche s’étendant entre un et cinq ans au-delà du master. Quittons maintenant la formation académique pour ne nous concentrer que sur la formation qualifiante en cours d’emploi, poursuivie au-delà de l’école obligatoire et/ou de l’acquisition d’un CFC (=Certificat Fédéral de Capacité [certificat de fin d’apprentissage]. En Suisse le certificat fédéral de capacité est décerné à la fin d’un apprentissage d’une durée de 3 à 4 ans après réussite de l’examen de fin d’apprentissage ou procédure de qualification équivalente suivie avec succès. Il est délivré par les autorités cantonales. Le CFC est l’équivalent, selon les cas, d’un BP [Brevet Professionnel] ou d’un baccalauréat professionnel français [Wikipédia, art. Certificat fédéral de capacité]) et on note alors que quatre à six ans peuvent être requis afin d’obtenir un brevet fédéral ou un diplôme fédéral. On constate ainsi que ni l’accès instantané à l’information ni la formidable accélération qu’internet instaure en matière de communications ne suffisent à réduire la durée d’apprentissage conséquente que nécessite l’acquisition d’un savoir approfondi dans une matière donnée, quelle que soit la voie de formation choisie.
De plus, il est établi que l’Etre Humain met en moyenne vingt ans avant d’atteindre sa maturité (art. La Dépêche.fr : A quel âge devient-on adulte ? – 11/04/2013). Si donc chacun est conscient du fait qu’il ne saurait jouir de tout ce que sa vie pourra lui offrir qu’à condition de se conformer aux nombreux changements auxquels son existence sera de fait soumise et que cette adaptation (afin d’être optimale) requerra nécessairement l’acquisition de nouvelles compétences, opter pour la formation d’adultes paraît être la voie royale permettant au mieux de prendre les divers virages qui ne manqueront pas de se présenter sur tout parcours de vie. Si l’on ajoute à ceci la formidable rapidité avec laquelle notre monde bouge et évolue (tant au niveau économique que technologique) il semble évident que l’individu pris dans un tel mouvement doit se donner les moyens de le suivre s’il souhaite se maintenir dans la course, rester en phase avec son époque, élargir son horizon de vie et surtout rester maître de ses choix, plutôt que de se laisser phagocyter par le système ou même passer à côté de la tranche d’Histoire dans laquelle il est immergé.
Selon une étude proposée par l’Office Fédéral de la Statistique suisse, notre durée de vie moyenne augmente environ d’un an tous les trois ans et la mortalité aurait reculé de façon considérable au cours du siècle dernier. De plus, pour la génération 1950, les proportions de centenaires attendues sont de 5,3% et de 9,5%. Quant à la génération 2013, qui atteindra 100 ans au début du XXIIe siècle, les tables calculées indiquent 17,6% et 23,9%. La démonstration est ainsi faite qu’étant donnés l’augmentation annuelle de l’espérance de vie, le rapide développement des technologies et l’obligation d’adaptation de l’économie aux évolutions du marché, nous serons tenus de nous harmoniser de plus en plus vite avec un monde en constante évolution.
Je suis pour ma part persuadée que cette adaptation ne peut se faire que par la régulière acquisition de nouvelles compétences, donc par l’apprentissage continu qui est ainsi susceptible de s’étendre sur toute la durée d’une existence humaine. Je pense également que le principal agent de réussite dans ce tableau est la formation en cours d’emploi, c’est-à-dire la formation d’adultes supervisée et assurée par des formateurs et des institutions de formation pleinement conscients de la manière toute spécifique d’apprendre qu’est celle d’un adulte et qui sauront adapter leur enseignement à ce public-cible présentant des besoins et des attentes que la formation d’adultes doit cerner de manière pertinente afin de véritablement les satisfaire.
Alors suivez-moi dans l’exploration de cet univers fascinant et infini (tant dans son étendue que dans sa forme) qu’est la formation d’adultes et laissez-vous guider et inspirer par les diverses thématiques que je me propose de vous faire découvrir (ou redécouvrir…) au travers de mes articles.
Je forme alors ici le vœu que les plus irréductibles réfractaires à l’acquisition de tout nouveau savoir permettent enfin que leur cerveau s’empare de cet extraordinaire outil qu’est la connaissance et qu’ils aient ainsi accès à ce que l’intelligence humaine aura su – et continuera de – produire de plus beau et de plus exaltant.
