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Notre petite réflexion de ce jour nous emmènera d’abord vers le fascinant univers des shoguns du XIIème siècle, ainsi que vers la pratique de l’art du BUSHIDO (que nous commencerons par définir). De là nous déterminerons dans un second temps comment un participant à un module de cours pour adultes pourrait – aujourd’hui – reprendre à son compte certains aspects de cette discipline japonaise ancestrale afin d’en faire des facilitateurs à la fixation des nouvelles compétences qu’il viendrait chercher en formation continue.

Le bushido est le code des principes moraux que les samouraïs japonais étaient tenus d’observer. Bushido est un mot japonais signifiant littéralement « la voie du guerrier » : bushi peut se traduire par « brave guerrier » et par « la voie ». Ainsi les bushis étaient des « guerriers gentilshommes japonais maniant l’arc ».

Le bushido est indissociable du confucianisme qui est l’une des plus grandes écoles philosophiques, morales, politiques et – dans une moindre mesure – religieuses de Chine. Elle s’est développée pendant plus de deux millénaires à partir de l’œuvre attribuée au philosophe Kongfuzi, « Maître Kong » 孔夫子 (551-479 av. J.-C.), connu en Occident sous le nom latinisé de Confucius [in: Wikipedia, art. Confucianisme].

Il existe sept grandes vertus confucéennes associées au bushido : la droiture (義, Gi, parfois aussi traduit par « rectitude » ou « rigueur »), le courage (勇, ), la bienveillance (仁, Jin, parfois aussi traduit par « grandeur d’âme », « compassion » ou « générosité »), la politesse (礼, Rei, correspondant à l’étiquette apparue en France à la même époque ou d’une manière plus générale, le respect), la sincérité (誠, Makoto, ou « honnêteté »), l’honneur (名誉, Meiyō), ainsi que la loyauté (忠義, Chūgi).

D’après l’encyclopédie de Louis Frédéric, le Kyûba-no-michi (code éthique guerrier non écrit, mais suivi par les Bushi) apparut aux alentours du Xe siècle comme un ensemble de règles et coutumes non-écrites auxquelles les samouraïs étaient censés se conformer [in Wikipedia, art. Bushido]. Le terme apparaît pour la première fois dans le livre d’histoire japonaise Shoku Nihongi écrit sous l’ère Heian vers l’an 800. Il provient du chinois WUSHI. Bushi et samouraï sont souvent confondus mais ils correspondent à des périodes et à des fonctions différentes. A l’origine BUSHI est le seul nom utilisé afin de désigner les guerriers japonais. Le bushi étaient des chevaliers en armure dont l’arme principale se composait d’un yumi (arc). Ils étaient chargés de la protection des clans familiaux religieux appelés uji. C’est cette proximité avec la noblesse religieuse qui est à l’origine de leur nom de « guerrier gentilhomme » (Source : Bushi – fascinant-japon.com).

Un guerrier combat un ou plusieurs ennemis, évolue rarement seul, mais bien plutôt au sein d’un groupe armé, défend des territoires acquis et cherche à en conquérir de nouveaux. Dans le même temps il cherchera peut-être également à se distinguer sur le champ de bataille par sa bravoure et par son courage. Voyons quelle place pourrait encore avoir ce fonctionnement au sein de notre société occidentale du XXIème siècle, société pacifiée, hyper connectée et soumise au sur consumérisme.

Le monde occidental actuel tend à nous laisser penser que tout doit être facile et rapide d’accès, notamment l’acquisition de nouvelles compétences que l’on viendrait p.ex. chercher en formation d’adultes. Combien d’adultes en formation ne pensent-ils pas que le simple fait de régler leur facture de module de cours suffit à leur garantir l’acquisition effective des compétences qu’ils viennent y chercher ? Cette manière de voir les choses n’est que le résultat d’un mode de pensée biaisé propre à notre société consumériste fonctionnant selon le mode du client-roi ou du décideur payeur dans laquelle on part du principe que Je paie mon accès à un bien (matériel ou intellectuel) : ceci doit par voie de conséquence suffire à m’en garantir l’accès absolu et inconditionnel.

Ceci s’applique sans doute aux biens matériels, mais élargir ses compétences intellectuelles (afin de parfaire son savoir-faire professionnel ou dans le simple but d’étendre sa culture générale) implique que le candidat – donc le client – bénéficie d’aptitudes intellectuelles préalables à l’acquisition et à la fixation effectives des compétences qu’il vient chercher en formation, ce qui malheureusement n’est pas toujours le cas. En effet, le fait qu’un candidat règle sa facture de cours n’équivaut pas à un coup de baguette magique lui conférant les aptitudes intellectuelles, organisationnelles, ni la volonté nécessaires à l’acquisition effective du nouveau savoir.

Ainsi la simple présence du participant au module de formation auquel il se sera inscrit ne suffira-t-elle pas à garantir son acquisition des compétences qu’il viendra y chercher. Il faudra aussi que cet apprenant se munisse d’outils d’apprentissage lui garantissant l’acquisition effective du sujet enseigné.

La liste des outils utilisables à cet effet est potentiellement illimitée et variera bien évidemment d’une personne à l’autre. Voici quelques petits tuyaux passés au prisme du bushido qui devraient faciliter votre apprentissage d’une nouvelle matière à étudier :

On constate qu’il suffit finalement de peu pour se donner les moyens de réussir, à savoir :

  1. Faire preuve de loyauté vis-à-vis de soi-même en donnant de sa personne afin de pleinement s’engager dans les choix qu’on aura fait;
  2. Utiliser le temps qui nous est imparti pour en faire un véritable levier de réussite pour atteindre ses rêves;
  3. Ne pas jeter l’éponge lors de l’apparition de doutes ou de frustrations qui apparaîtront nécessairement sur le chemin qu’on aura choisi de suivre : ne jamais perdre son/ses objectif(s) de vue et se convaincre qu’on réussira à les atteindre.

Je pense enfin que la mise en application des 7 grandes vertus confucéennes associées au BUSHIDO lors de la participation à une formation continue (en cours, comme au niveau du travail personnel à fournir) sera garante de succès et de réussite.

Et une fois sa formation terminée et réussie, une fois ses objectifs atteints, pourquoi ne pas appliquer ce qui sera devenu une habitude BUSHIDO à d’autres pans de son existence qui pourraient en bénéficier (sans y impliquer l’entier de sa vie, bien sûr) ?

Je terminerai ici ma petite escapade nippone de ce jour. J’espère que ces quelques lignes seront parvenues à vous inspirer et vous souhaite de pleinement réussir dans les différents projets qui vous tiennent à cœur et dans lesquels je vous encourage à vous lancer.