Très chères lectrices, très chers lecteurs bonjour et bienvenus sur mon blog!
Il est des personnalités si brillantes et si visionnaires qu’elles parviennent à changer le cours des choses sur de nombreuses générations leur succédant tout en impactant positivement une grande partie de l’Humanité, toutes cultures et toutes races confondues et quelle que soit la période de l’Histoire dans laquelle elles ont vu le jour. Ces hommes et ces femmes peuvent être d’origines très diverses et avoir des parcours de vie très divergents, néanmoins leur héritage de savoir et de sagesse humaine parvient à toucher des individus de tous horizons et sur une durée s’étendant bien au delà de l’époque dans laquelle elles ont vécu.
En croisant les destins de ces êtres (au gré de lectures, du visionnement d’émissions télévisées qui leur étaient consacrées ou autres) je me suis souvent demandé ce qui (au-delà de leur extraordinaire et indéniable connaissance de la réalité politico-historique de leur temps) leur avait effectivement permis de modifier le cours des choses de manière si positive, durable et pour tant d’êtres humains à travers le monde et à travers l’Histoire.
Il me semble que pour changer le cours des choses – et peut-être d’abord pour les changer au niveau de sa propre existence – il faille entre autres et avant tout posséder l’état d’esprit juste et tenter se donner les moyens d’obtenir ce que l’on veut et en faire ensuite un moteur de réussite personnelle qui elle-même fera du sujet un vrai gagnant, un vrai winner.
Sans prétendre changer le cours des choses au niveau planétaire ni sur les cent ans à venir, voyons comment se forger une constante bonne attitude dans une réalité existentielle qui n’est pas nécessairement rose et comment ensuite s’assurer d’avancer vers son idéal de vie pour progressivement changer SON monde, à l’échelle de sa propre existence.
Une des principales causes de nos tourments psychologiques, de notre insatisfaction, voire même de nos malheurs me semble être l’écart séparant nos rêves, nos aspirations (qui certaines fois sont de véritables illusions) de ce qui fait la réalité de notre vie. Prendre du recul par rapport à la réalité de sa vie permet de s’en faire une idée objective – ce qui a priori est une bonne chose. Mais si la prise de conscience de ce qui fait la réalité de notre propre vie nous renvoie à un constat d’échec, il se peut que le doute, les angoisses, voire même la dépression s’emparent alors de nous et nous voilà prostrés, paralysés et affalés dans le malheur et ainsi en totale incapacité d’agir intelligemment.
Nous vivons dans une société que – pour reprendre un terme totalement galvaudé, mais parlant – nous qualifions de société de consommation. Voyez simplement l‘impact considérable que la publicité de tous ordres a sur nos vies et vous comprendrez où je veux en venir : impossible d’ouvrir un journal, un site internet, d’entrer dans une surface commerciale ni même dans un moyen de transport public sans être littéralement assaillis de publicités diverses. Au-delà du gain financier certain que cette publicité garantit tant au promoteur du produit qu’à celui qui met à sa disposition un espace dans lequel promouvoir ce produit, elle a aussi pour but d’anticiper ce qu’elle définit elle-même comme étant nos besoins du futur pour nous offrir à prix d’or et à grand coups de lobbys de tous ordres LE produit miracle qui est censé nous apporter le bonheur.
Puis entre en scène notre éternel besoin d’être acceptés des autres. L’Etre Humain est un animal sociable : ceci signifie qu’il ne peut que très difficilement vivre en-dehors d’un système sociétal fonctionnel et bien établi et qu’il évolue ainsi au sein d’un groupe d’individus semblables. Survivre au sein du groupe implique que nous nous pliions à la volonté du plus grand nombre et également que nous soyons acceptés du groupe, au risque d’en être rejetés ou encore que ce groupe nous anéantisse : nous mettrons alors naturellement en œuvre toute une palette de comportements susceptibles de garantir la bienveillance des autres à notre égard. Certains individus plus malins que les autres s’empareront de ce besoin d’acceptation présent en chacun de nous pour en faire une formidable machine à argent. (Qui – mise à part de rarissimes Hommes [femmes] de Cro-Magnon tels que moi-même 😊 … – n’aurait pas encore reléguer son bon vieux Smartphone aux oubliettes pour le remplacer par l’Iphone XY dernier cri ? …).
Dans son roman Big Brother is watching you (Grand Frère te regarde), Georges Orwell – écrivain britannique engagé du début du XXème siècle – présente le personnage principal Big Brother (Grand Frère), chef de l’unique parti politique en place dans l’état utopique d’Oceania. Big Brother (concept entré depuis dans le langage courant mais que Orwell invente au travers de son roman Animal Farm, La Ferme aux animaux) est devenu la représentation de l’État policier et de la perte des droits individuels de la population dans la culture populaire anglo-saxonne de l’époque. Le roman Big brother is watching you s’est lui-même développé en concept universel, dépassant le cadre du roman orwellien pour devenir une façon de dénoncer les systèmes de surveillance (vidéo, voyeurisme, etc.) [in : Wikipedia]. Mais on peut aussi traduire la phrase Big Brother is watching you par Big Brother (ton grand frère) t’assiste, veille sur toi, prend soin de toi. Les diverses significations que le verbe to watch peut prendre dans cette phrase sont – selon moi – à la parfaite image des messages souvent ambivalents que notre société consumériste nous distille de manière incessante pour nous vendre le dernier produit venu sur le marché et qu’on cherche à nous présenter comme LA panacée du moment. Et dans le but de nous faire ouvrir nos porte-monnaies, tous les messages les plus ambivalents sont bons à être diffusés. On croit alors s’assurer qu’ainsi ces individus consuméristes ne feront jamais de vagues, car ces raccourcis permettront toujours de les maintenir dans le droit chemin que Big Brother a tracé pour eux. Ce Big Brother qui – tout en donnant l’impression d’être exclusivement bienveillant à l’égard de ses ouailles – ne cherche en réalité rien d’autre qu’à endormir leur méfiance à son égard pour mieux les manipuler et les utiliser.
Laisser faire Big Brother – qui est plus ou moins présent dans n’importe quelle société, ainsi qu’en chacun d’entre nous – c’est choisir la facilité, c’est donc s’éviter bien des problèmes et autres tourments de l’âme pour couler une existence simple et sans trop d’anicroches. Mais c’est aussi accepter de devenir une amibe, à laquelle le personnage du Professeur Keating (interprété par Robin Williams dans Le Cercle des Poètes disparus) fait référence au tout début de la fameuse scène de maïeutique pédagogique qu’il pratique sur l’étudiant Todd Anderson, Todd à qui il demande devant toute la classe : « Etes-vous Homme ou amibe ? ».
On connaît tous la suite : cet ouragan que crée Keating – et dans lequel il entraîne Anderson – fait craquer la carapace de timidité, de conformisme, de petit-fils-à-Maman bien sage qu’est Anderson et le révèle à son propre potentiel qui confère pratiquement au génie… Le téléspectateur est ainsi convaincu que Oui ! l’Homme est (vraiment) à la mesure de toute chose ! et il ressort de cette scène touché au plus profond de lui-même, car il s’est pleinement reconnu dans Anderson. Anderson c’est vous, c’est moi. Alors si Anderson y parvient, nous sommes également susceptibles d’y parvenir. Et même si nous savons tous que c’est faux, nous nous laissons volontiers duper, ne serait-ce que le temps de cette scène. Tout dans cette séquence contribue à entraîner le spectateur dans une émotion d’égale intensité à celle que vit l’étudiant Anderson dans l’histoire narrée et l’ensemble résonne alors comme quelque chose de familier dans l’esprit du téléspectateur… Cinématographiquement et économiquement parlant, c’est le carton assuré pour ce film de par la tension palpable et l’extraordinaire enthousiasme qui monte au sein de cette classe de lycéens au fur et à mesure qu’Anderson laisse exploser les chaînes psychologiques et affectives qui l’entravent. S’ajoute à ce message véhiculé la dimension chorégraphique de la mise en scène lorsque Keating couvre de sa main les yeux d’Anderson pour le faire tourner encore et encore. Keating entraîne ainsi non seulement Anderson, mais également le reste de la classe (et surtout le téléspectateur !) dans cette danse qui s’apparente à un rituel tribal au sortir duquel toute objectivité de jugement a disparu pour ne laisser la place qu’à l’émotion d’Anderson qui, à l’image d’un Prométhée moderne, voit se rompre tous les liens qui l’entravent et qui – comme dans un formidable élan d’inspiration – parvient à créer un poème qui, à défaut d’être génial, aura au moins le mérite d’avoir touché les auditeurs et spectateurs de la scène au plus profond de leur être.

Au-delà de l’aspect promotionnel certain et premier que représente cette scène pour l’entier du film elle est profondément vraie, car elle impacte tout-le-monde : Anderson c’est Monsieur Tout-lemonde et ce qui se passe dans cette scène prend ainsi TOUTE l’audience littéralement aux tripes. L’étudiant Anderson incarne la somme de toutes les bienséances qui nous ont été inculquées depuis notre plus tendre enfance et jusqu’à l’âge adulte : il est ce brave citoyen lambda que rien ne distingue dans sa catégorie, à l’image de la 11ème position du lambda dans l’alphabet grec.
Mais ce rêve furtif d’accéder à la réussite et à la réalisation de soi est-il bien un mensonge ?… Et pourquoi ne croirions-nous pas finalement que cet infini potentiel de capacités, de compétences, de connaissances, de bonheur… se trouve effectivement à la portée de chacun d’entre nous et qu’il suffise de savoir par où empoigner les choses pour s’offrir la vie de ses rêves ? pour devenir celui/celle qu’on a toujours voulu être ?
Vous aurez compris que j’adhère totalement à cette idée. En effet, je suis persuadée que l’Homme est bien plus qu’un être tout juste bon à marcher au pas, à obéir, à toujours être d’accord avec tout ce que la société dans laquelle il vit lui impose et/ou propose et que j’estime que notre sens critique mis à l’aulnes de nos aspirations personnelles doit toujours avoir le dessus sur ce que le monde dans lequel nous évoluons veut nous vendre comme des vérités absolues qui ne sauraient être remises en question.
Savoir intelligemment remettre les choses en question suppose qu’on soit également capable de pratiquer cet exercice à l’échelle de sa propre vie et qu’on ose le changement, c’est-à-dire qu’on se donne les moyens d’obtenir ce que l’on veut, moyens honnêtes s’entend. Ceci implique qu’on se crée les outils nécessaires et bien souvent ceux-ci s’avèrent être des choses abstraites qui passent par l’acquisition de nouvelles compétences et ainsi donc par la formation continue, poursuivie à l’âge adulte et même à un âge que certains qualifieront d’avancé.
Et pour que ce changement s’installe dans nos vies il faut commencer par lui préparer un terrain pour l’accueillir. Il faut se convaincre de sa propre réussite personnelle à venir et tout mettre en œuvre afin de se donner les moyens de l’atteindre. On s’équipera alors de toutes les armures nécessaires afin de conquérir ce formidable inconnu, seul garant de la réalisation de son destin personnel. Ces armures auxquelles je fais référence peuvent prendre des formes diverses : abandon d’habitudes et/ou de fréquentations toxiques, économies permettant de monter un capital, réorganisation de son emploi du temps quotidien, participation à une formation qualifiante aboutissant à l’obtention d’une attestation, d’un certificat, d’un diplôme et/ou d’un brevet…
Je formule ici le vœu que chacun puisse régulièrement arrêter la course effrénée que la profession et les diverses responsabilités peuvent représenter dans son existence et qu’il prenne la peine de systématiquement mettre ce qu’est la réalité de sa vie en regard avec ses aspirations afin de corriger l’écart existant entre les deux – si écart il y a – et de ne jamais perdre de vue que s’il ne prend pas la peine de réaliser ses rêves, sa vie glissera entre ses mains sans lui avoir laissé le temps de devenir celui/celle qu’il/elle souhaite ÊTRE.
Chacun est seul artisan de sa vie.
Nous avons dans un précédent post abordé une des nombreuses manières de se donner les moyens d’obtenir ce que l’on veut et je suis personnellement de l’avis que – expérience faite – un des meilleurs outils permettant d’y arriver est la constante acquisition de nouvelles compétences : j’encourage ainsi chacun à se retrousser les manches pour aller se chercher les moyens de se créer la vie de ses rêves.
« Yes, we can! » – (« Oui, nous pouvons le faire ! »)
(Barak Obama)
