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Notre article de ce jour poursuit notre réflexion générale sur ce qu’être au chômage implique et a pour objectif de proposer aux personnes concernées quelques clés de sortie du chômage. Nous formulons le vœu que ces outils – que nous ne prétendons aucunement présenter de manière exhaustive – permettent à tout chômeur d’acquérir une attitude porteuse de fruits et qu’ils soient susceptibles de lui donner les moyens de réintégrer le monde du travail.

Conscients qu’une minorité de chômeurs ne souhaitent pas nécessairement retrouver un emploi, nous précisons à cet endroit que le contenu de ces lignes s’adresse aux chômeurs dont l’objectif principal est de recouvrer un statut de salarié. Comme nous l’avons déjà fait dans nos articles précédents nous rappellerons ci-après à quel point il est important d’être un chômeur proactif afin d’au plus vite intégrer ou réintégrer le monde du travail. Nous définirons également ce que nous pensons être certaines des caractéristiques qui distinguent le chômeur dit proactif de celui plus enclin au laisser-aller et peut-être au désespoir et à la procrastination.

Retrouver un emploi est – a priori – l’objectif premier de toute personne au bénéfice de l’assurance-chômage. Souvent ce potentiel futur emploi s’apparente à une espèce d’utopie vers laquelle le chômeur cherche sa voie, à l’instar d’un explorateur qui chercherait son chemin vers un trésor caché en terre inconnue. Les termes sont ici précisément choisis car les personnes sans emploi (et particulièrement les chômeurs dits de longue durée) craignent cet inconnu qui s’ouvre à eux, ainsi que la difficulté et la longueur du chemin qu’ils auront peut-être à parcourir afin de réintégrer le monde du travail et cette seule perspective peut parfois suffire à leur faire perdre pieds et à se retrouver en fin de droit sans qu’ils n’aient jamais rien entrepris qui soit susceptible de les aider à retrouver un travail. Nous sommes ainsi d’avis que le premier pas que tout chômeur devrait franchir est celui qui consiste à exorciser la crainte que ces notions de sans-emploi, chômeur, demandeur… pourraient induire dans son esprit pour se les approprier et en faire des leviers de réinsertion du monde du travail.

Nous pensons que le candidat concerné devra d’abord être bien dans sa peau et dans sa tête afin d’entreprendre une recherche d’emploi efficace. Il devra également posséder un amour-propre et un respect de soi bien implantés qui nous paraissent être d’importantes conditions permettant de se profiler sur le marché du travail. Et nous savons également que c’est très souvent et majoritairement là que le bât blesse chez les personnes sans emploi, car être sans emploi signifie être tributaire de l’assurance-chômage et peut-être aussi des assurances sociales voire d’autres soutiens bienvenus et salutaires mais qui ne font pas moins du candidat concerné une personne dont la survie du moment ne peut se concevoir sans cette assistance d’instances tierces. Ceci peut être à l’origine d’une fragilisation de l’image de soi et de l’amour propre nécessaires à l’évolution de chacun et peut certaines fois induire une honte si profonde que le candidat s’isolera socialement (à l’instar de ce que pourrait être son exclusion du monde professionnel). Dans des cas extrêmes cet isolement pourra conduire à une désocialisation aboutissant à un point de non-retour entraînant avec elle des souffrances parfois plus profondes (alcoolisme, drogue, perte de logement, clochardisation…). Nous ne souhaitons aucunement peindre le diable sur la muraille, mais nous soulignons tout-de-même cet aspect-ci des choses, car nous sommes persuadés que l’Homme peut très rapidement sombrer s’il se retrouve déstabilisé, désorienté et si dans ces moments-là il ne mobilise pas toutes ses ressources intérieures afin de se maintenir droit, à la place qu’il veut être la sienne dans la société dans laquelle il évolue.

Les maîtres-mots ici sont engagement personnel, désir de vaincre, prise en mains personnelle et par-dessus tout pensons-nous le mot ACTION. En effet, nous sommes persuadés que le candidat qui se prendra en mains et qui fera preuve de suffisamment d’intelligence et d’indépendance d’esprit saura trouver quel chemin emprunter afin de retrouver un emploi, même si – comme nous l’avons déjà souligné dans un précédent article – ce dernier ne correspond pas à la profession de ses rêves (la nécessité première étant ici de quitter à tout prix son statut de chômeur). Notre article précédent offre diverses approches de cette thématique : nous n’y reviendrons pas plus en détail ici, mais insistons sur le fait qu’il s’agit bien là d’un pas décisif à franchir afin de se sortir de l’état de sans-emploi.

Une fois cet acquis implanté nous proposons d’entamer la recherche d’emploi en s’intéressant à la structure de l’économie et du monde professionnel suisses, ce afin de fixer l’environnement vers lequel il faudra se déplacer et qu’il faudra chercher à bien comprendre afin d’en faire un levier à sa réintégration du monde du travail. Les chiffres et les données diffusés par l’OFS (Office Fédéral de la Statistique), ainsi que ceux présentés par le Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO) peuvent ici être d’une aide précieuse. (Nous traiterons plus particulièrement et en détail de cet aspect-là dans un prochain article).

Nous sommes également d’avis qu’il est primordial que le chômeur se prenne en mains s’il veut réussir sa sortie du chômage. On pense souvent qu’une fois son inscription faite auprès de son Office Régional de Placement (ORP), les choses suivront leur cours d’elles-mêmes et que le simple fait d’être dans les listes d’une institution officielle suffira à retrouver un emploi : nous pensons qu’il n’en est rien et que seuls les candidats proactifs parviendront effectivement à rapidement recouvrer un statut de salarié.

Aussi conseillons-nous aux personnes qui viennent de perdre leur emploi de ne céder ni aux sirènes de la déprime ni à celles du laisser-aller et de tout-de-suite s’inscrire auprès de leur ORP (si leur dernier employeur ne prend pas en charge cette première étape).

La vie de chômeur s’accompagne d’une foultitude de procédures administratives rarement agréables et quelque fois complexes et chronophages : nous pensons que tout chômeur doit véritablement prendre conscience de cet état de fait et qu’il devrait profiter de ces procédures pour les transformer en autant de tremplins motivants. Nous préconisons ainsi la mise en place individuelle et personnelle par le chômeur d’un fonctionnement psychologique proactif, positif et ouvert qui lui permettra d’alléger le poids et la pénibilité des procédures précitées tout en mettant en place un comportement où lui seul – chômeur – sera décideur de ce que sera la suite de son parcours, tout en respectant à la lettre les demandes posées par son ORP.

L’inscription auprès d’un ORP s’avère donc essentielle et ce dès la première semaine de chômage. Nous soulignons ce point-ci car même si dans la majeure partie des cas, cette étape est prise en charge par le dernier employeur du chômeur, ça n’est pas une obligation et il se peut certaines fois que le chômeur doive lui-même accomplir ce premier pas : il est donc important de clarifier auprès de l’entreprise que l’on quitte quelle démarche sera appliquée le cas échéant. Tous les Offices Régionaux de Placement mettent à disposition sur leur site internet un descriptif précis et détaillé à l’usage des nouveaux (ou futurs) chômeurs qui les guide précisément dans la voie à suivre entre l’instant où leur employeur leur a signifié leur perte d’emploi et leur dernier jour de travail. Nous conseillons vivement à tout futur chômeur de suivre ces démarches afin de déposer à temps son inscription auprès de sa future caisse de chômage, ce dans le but d’éviter de perdre du temps sur le versement de sa première indemnité. 

L’inscription au chômage s’accompagne toujours d’une prise de contact préalable par l’ORP et/ou par son futur conseiller ORP afin de simplement procéder aux présentations et pour indiquer à la personne nouvellement inscrite à l’assurance-chômage quelles seront les obligations qu’elle aura à remplir en qualité de chômeur. Il est important que tout (nouveau) chômeur profite au mieux de cette aide qui lui est offerte et qu’il cherche à en tirer le maximum. Tout chômeur doit être conscient du fait qu’il est soumis à des obligations à l’égard de sa caisse de chômage et que l’unique objectif poursuivi par cette dernière est de le remettre le plus rapidement possible et à tout prix dans le circuit des travailleurs actifs.

Un ORP n’est pas un bureau de placement dont le chômeur pourrait attendre qu’il lui fournît le travail de ses rêves. Ainsi l’ORP ne s’encombre pas de la qualité ni de l’intérêt intellectuel ou carriériste, ni même du salaire que l’emploi proposé peut représenter et offrir au chômeur. Cette dimension-là doit être prise en considération par le chômeur après sa sortie du chômage, à savoir après qu’il est parvenu à obtenir un emploi rémunéré. Nous insistons quelque peu sur ce point, car notre expérience de coaching de personnes au bénéfice de l’assurance-chômage nous prouve que bon nombre d’entre elles pensent que le cahier des charges d’un ORP égale celui d’un bureau de placement ; or il n’en est rien.

Un important complément à l’inscription auprès d’un ORP nous semble être la connaissance de la structure du tissu économique et industriel suisse. Autrement dit, nous pensons que si un chômeur possède une bonne connaissance de ce dernier point, il saura l’utiliser pour intelligemment cibler puis optimiser ses recherches d’emploi. Le site de l’Office Fédéral de la Statistique présente très clairement et dans le détail la Structure de l’Economie en Suisse. Ces outils permettront à toute personne en recherche d’emploi de se faire une idée de ce qu’est ce tissu économique et de savoir de quoi il se compose. Cette connaissance fixe et dessine clairement le terrain sur lequel le chômeur devra évoluer afin d’approcher de futurs potentiels employeurs : nous conseillons donc vivement à toute personne en recherche d’emploi d’approfondir sa connaissance de la structure de l’économie suisse et d’en faire un levier lui permettant de retrouver un travail.

Nous pensons également qu’il peut être utile à tout chômeur de procéder à un bilan de compétences qui pourra être fait en complément de ses recherches d’emplois et des obligations que son ORP lui demandera de remplir. Le bilan de compétences n’est pas une démarche qu’un conseiller ORP engagera nécessairement avec le chômeur dont il s’occupera : aussi serait-il peut-être judicieux que ce dernier lui demandât de lancer cette procédure en complément des autres aides apportées. Et rien n’empêche que le demandeur d’emploi se présente de lui-même auprès d’une instance extérieure à son ORP pour initier cette démarche menant au bilan de compétences si l’ORP ne peut ou ne souhaite pas le faire. Dans ce dernier cas, la procédure tombe sous le joug d’un service facturé : nous conseillons donc aux chômeurs désireux d’opter pour cette seconde façon de faire de d’abord se renseigner quant au prix de la prestation (nos articles précédents indiquent comment progressivement monter ce type de budget, même avec une mince rentrée d’argent : nous ne reviendrons donc pas sur ce point à cet endroit et renvoyons le lecteur désireux d’en apprendre plus sur le sujet). Le lecteur trouvera ici d’intéressantes informations relatives au bilan de compétences.  

L’étape suivante consiste à construire un véritable projet professionnel qui fixera clairement les objectifs que la personne momentanément au bénéfice de l’assurance-chômage désire atteindre dans ce qu’elle souhaite être sa future vie professionnelle selon le principe du Où-serais-je-dans-deux-ans ? (Et nous sommes d’avis que ceci implique aussi un changement de la routine et/ou des habitudes que le candidat aura installées dans sa vie, sans nécessairement entièrement remettre cette dernière en question). Nous conseillons de clairement nommer ces objectifs à court et à long termes et de les coucher sur papier, de manière progressive et méthodique afin que ce support visuel soit un tremplin dans les futures actions à engager afin d’atteindre les buts fixés et qu’il soit également une sorte de canevas évitant au candidat de s’égarer dans son cheminement. Ecrire et/ou  dessiner ses objectifs sur un support papier et/ou électronique sous forme de mindmap (carte heuristique) nous semble être un bon moyen de réduire au support choisi l’étendue de l’effort à fournir, ce qui permettra en quelque sorte de fixer les limites de cet effort et ainsi d’éviter au candidat de se perdre dans un infini de conjectures qui changeront quotidiennement au point de lui faire perdre de vue quel était le but initialement fixé.

Les personnes au bénéfice de l’assurance-chômage oublient et/ou s’interdisent souvent d’appréhender leur recherche d’emploi de manière créative car elles ont tendance à se dévaloriser. Chez Linguadventure© nous pensons au contraire qu’une recherche d’emploi peut se faire de manière proactive et stimulante. Comment ? D’abord en variant les canaux de recherche (internet, journaux, offices de placement, recherche de travail intérim…), ensuite en élargissant le champ des recherches (en postulant pour des offres de services a priori hors de son champ de formation, en envoyant une candidature à un emploi situé en-dehors de son domaine de compétences…) et enfin peut-être aussi en schématisant sur papier (avec force couleurs et graphiques) les diverses démarches entamées, ainsi que les résultats obtenus sur la période d’analyse choisie (hebdomadaire, mensuel, bimestriel…), ceci dans le but premier de garder une vision d’ensemble claire des démarches engagées, ainsi que de leurs résultats, mais également dans le but de stimuler l’intellect, ainsi que la créativité du candidat, créativité de plus en plus demandée dans la majeure partie des postes à repourvoir.

A titre d’exemple concret, nous proposerons ici le cas de figure de la rédactrice du présent article qui – sans bénéficier d’aucune expérience administrative ni formation de secrétariat – est parvenue (grâce à une formation académique préalable, ainsi qu’à sa maîtrise de quatre langues) à sortir du chômage en postulant à un emploi qui – en plus de la maîtrise de trois langues – exigeait des compétences administratives, bureautiques, ainsi qu’une expérience de plusieurs années dans le traitement et la gestion de suivi de dossiers-clients, autant de compétences dont elle était totalement dépourvue, or son CDI lui a été accordé dès la fin de l’entretien d’embauche : preuve, s’il en est, qu’il faut oser sortir de sa zone de confort… Dès lors nous ne pouvons que conseiller aux personnes en recherche d’emploi d’oser explorer des terrains apparemment inaccessibles et donc de postuler à des emplois qui leur semblent a priori hors de portée.

Il s’agira d’être proactif en prenant l’entier de sa vie en main (même si l’on n’est pas encore au bénéfice d’un contrat de travail) et d’appréhender sa recherche d’emploi comme si elle était un job en soi pour lequel le mandataire (c’est-à-dire le chômeur lui-même !) exigerait des résultats rapides et concrets, l’objectif étant que cette recherche d’emploi débouche sur un CDI.  La proactivité se situe ici à divers niveaux que nous ne pouvons énumérer de manière exhaustive, mais en voici quelques composantes : on peut être proactif en envisageant divers canaux de recherche d’emploi (journaux, internet, bouche-à-oreille…), en couchant sur papier à l’aide de couleurs et de dessins le suivi de ses recherches et leurs résultats, en cherchant divers moyens de se vendre en tant que futur candidat (diffuser un profil général alléchant sur les réseaux sociaux, se créer un site portfolio, se créer un ou plusieurs réseaux et les faire jouer à son avantage…)…. – la seule limite à l’énumération de ces possibles tuyaux ne pourra être que celle que le candidat s’imposera.

Les quelques points énumérés ci-dessus peuvent être appréhendés comme une espèce dhygiène de vie que nous conseillons à tout chômeur de s’imposer dès le premier jour suivant la perte de son dernier emploi. Nous pensons sincèrement que ceci lui permettra de mettre en place une espèce de rythme de croisière similaire à celui que toute profession impose à un employé, même si pour le chômeur ce rythme de croisière peut – au prime abord – sembler quelque peu artificiel. S’imposer ces habitudes-là équivaut en quelque sorte à revêtir un fonctionnement structuré et organisé qui deviendra une manière de fonctionner que tout employeur ne pourra qu’apprécier – voire rechercher – auprès d’un candidat qui se présenterait à un entretien d’embauche. Gardons à l’esprit que le laisser-aller détruit ce type de structures mentales et que ce phénomène empire avec le temps si on n’y met pas un frein. Si le chômeur suit cette pente-ci, il se peut qu’au bout d’un certain temps il perde la maîtrise de ce fonctionnement mental structuré ce qui n’aura pour seul résultat que d’augmenter sa difficulté à réintégrer une entreprise dans laquelle on attendra de lui qu’il sache fonctionner au sein d’un team professionnel (ce qui implique nécessairement un fonctionnement mental organisé, structuré et discipliné).

Nous avons précédemment parlé d’isolement social et relationnel. Les chômeurs qui manquent de contacts sociaux sont souvent plus enclins à être honteux de leur état de chômeurs que ne le seraient ceux profitant d’un réseau d’amis stimulant et réconfortant. Les premiers ont plus tendance que les seconds à partir du principe que les personnes salariées, dont ils souhaiteraient faire partie ne sauraient que les rejeter s’ils s’en approchaient : or, il n’en est rien. La valeur d’un être humain ne se mesure pas au cahier des charges qu’implique sa profession ni à son salaire, mais relève avant tout du SAVOIR-ETRE, valeur également recherchée par les employeurs. Ainsi nous pensons qu’un chômeur devrait autant apprendre à se faire valoir qu’à rechercher du travail. Il existe mille coachings différents (dont beaucoup sont gratuitement accessibles sur internet), coachings disponibles au travers d’autant de sources diverses se proposant de former des candidats à se vendre et à se présenter de manière convaincante à un entretien d’embauche et même auprès de cercles divers (sociétaux, sportifs…) dont il souhaiterait faire partie dans ses activités de loisirs et qui pourraient également s’avérer être la solution pour retrouver un emploi. Nous conseillons vivement à toute personne en recherche d’emploi de profiter de ce type de coachings ou de formations, mais nous ne nous attarderons pas plus avant ici sur cette thématique.

Nous ne saurons ensuite suffisamment souligner l’importance pour le chômeur de se lancer dans une nouvelle formation et/ou de suivre un coaching qualifiant que son Office Régional de Placement acceptera sans aucun doute de lui faire suivre et de prendre en charge financièrement si ces derniers s’inscrivent dans un véritable projet professionnel qui soit en adéquation avec les compétences actuelles du chômeur, avec sa formation préalable, ainsi qu’avec son projet de réinsertion professionnelle. S’engager dans un processus de formation présente une foultitude d’avantages : elle permet au chômeur d’intégrer un programme lui permettant non seulement d’acquérir de nouvelles compétences l’aidant à se profiler sur le marché du travail, mais également d’apprendre à évoluer au sein d’un groupe (ou d’un team), compétence qui revêt de plus en plus d’importance dans le monde du travail actuel. Elle permet ensuite à la personne en recherche d’emploi de se sortir d’une éventuelle torpeur (ou procrastination) avec laquelle elle serait aux prises et de gagner en assurance en soi, ce qui aide tout à un chacun à se revaloriser : tout ceci – pensons-nous – concourt à permettre à une personne de se profiler de manière convaincante et efficace sur le marché du travail. Et n’oublions pas qu’un chômeur qui serait en mesure de justifier d’un suivi de formations (tout chômeur qu’il soit) sera beaucoup plus crédible aux yeux d’un recruteur que celui qui se contentera de ne faire que le minimum exigé au versement de ses indemnités. Il faut savoir que les formations auxquelles nous faisons référence ci-dessus ne sont pas nécessairement des cursus de longue durée : certaines fois un coaching d’une heure sur un sujet qui fait gravement défaut à la personne sans-emploi peut suffire à lui redonner confiance en elle et à lui apprendre à se vendre de manière convaincante (que ça soit en entretien face à un recruteur ou dans sa lettre de candidature).

L’objectif à ce stade est bien de remettre le pied à l’étrier et d’obtenir n’importe quel type d’emploi dans le seul est unique but de sortir de son état de chômeur. Supposons que vous soyez au bénéfice d’une formation universitaire mais que celle-ci ne vous ait pas (encore) permis de trouver le job de vos rêves et que vous vous retrouviez au chômage. N’oubliez alors pas – dans vos lettres/mails de candidature ni dans vos entretiens – de mettre en avant vos compétences extra professionnelles, également appelées compétences transversales. Ces dernières pourraient bien s’avérer être ce que le recruteur cherche en premier lieu : elles pourraient donc être la clé de sortie de votre état de chômeur. Imaginons par exemple que durant vos études vous ayez eu l’intelligence d’également travailler à votre culture physique et que vous vous soyez alors mis à la musculation, activité que vous poursuivez aujourd’hui. A défaut de devenir une compétence professionnelle cadrant avec le job de vos rêves, votre force musculaire et la discipline personnelle, ainsi que la maîtrise de vous-mêmes que votre culture physique vous aura inculquées peuvent s’avérer être des compétences recherchées à un emploi de Securitas ou à un job de videur de discothèque que vous n’exerceriez qu’à raison de quelques heures par semaines, mais qui vous remettrait le pied à l’étrier, ce que votre ORP ne saurait qu’apprécier. Partant de là, vous commenceriez – en plus de vos indemnités de chômage – à encaisser un petit salaire qui améliorerait nécessairement votre quotidien et qui vous permettrait de planifier la suite. Puisque l’assurance-chômage continue de vous verser vos allocations pour un temps vous pourriez investir une partie de votre salaire de videur pour suivre une formation qualifiante d’un ou deux mois afin de vous assurer d’obtenir un CDI, même s’il ne s’agit pas du job de vos rêves, mais qui vous permettrait de réintégrer le monde des travailleurs actifs (et par là-même d’optimiser vos horaires de travail en quittant votre emploi de videur vous obligeant à travailler de nuit pour intégrer un emploi de réceptionniste d’hôtel, où vous seriez par exemple employé de jour, ce qui vous offrirait des horaires de travail en phase avec votre vie de famille, ce que votre emploi de videur de boîte de nuit ne permettrait pas).

A ce stade, vous pourrez envisager de planifier la suite de votre évolution professionnelle et personnelle en cherchant toujours plus à vous rapprocher de vos rêves et de vos attentes les plus profondes. Chez LINGUADVENTURE©  nous sommes persuadés que maintenir son rêve en vie une fois celui-ci atteint demande un travail constant : donc dès que vous aurez atteint vos objectifs, n’oubliez pas de travailler à les faire durer, car rien n’est jamais acquis et il suffit certaines fois d’un léger manque d’attention et/ou de travail qu’on n’accorderait pas au maintien de sa situation de vie pour que tout bascule beaucoup plus rapidement qu’on ne le pense. Travaillez donc également à votre endurance psychologique et mentale, à l’instar d’un sportif travaillant à son endurance physique.  

Nous mettons là un terme au présent article, mais reviendrons dans nos prochains posts sur cette thématique du chômage et sur les méthodes à mettre en place afin d’en sortir. Nous espérons que ces quelques propositions sauront être utiles à tout chômeur souhaitant réellement réintégrer le monde du travail et nous ne pouvons qu’encourager ces mêmes personnes à mettre quotidiennement ces quelques points en pratique. Comme nous l’avons déjà souligné dans un précédent article nous conseillons d’accompagner ces démarches d’un suivi écrit sous forme de carnet de bord et/ou d’agenda dévolu(s) exclusivement à ce suivi dans lequel le chômeur consignerait les démarches qu’il a entreprises, la date de leur mise en application, le détail de ces démarches et les résultats (positifs ou négatifs) dont elles auront été suivies… Ceci lui permettra non seulement de pleinement maîtriser sa recherche d’emploi, mais également de l’optimiser en analysant quelles démarches auront porté des fruits et lesquelles seront restées stériles, puis en tirant des démarches fructueuses de ses propres clés de réussite que nous lui conseillons de creuser, de développer et de reproduire afin d’atteindre son objectif ultime : REINTEGRER LE MONDE DES TRAVAILLEURS ACTIFS ET ENFIN DEVENIR UN SALARIE SEUL MAÎTRE DE SON EXISTENCE.

Que faire de son statut de chômeur ?

Une fatalité emprisonnante…

… ou un tremplin vers sa réussite future ?

… à vous d’en décider.

Votre team LINGUADVENTURE©.